Abou Simbel En Égypte, à environ soixante-dix kilomètres de la deuxième cataracte du Nil, se trouvent les temples d'Abou Simbel, construits pendant la XIXe dynastie. Sauvé de l'inondation par l' UNESCO, le chef d'œuvre nubien de Ramsès II, situé à l'origine sur les collines sacrées de Méha et d'Ibshek, a été démonté entièrement et reconstruit sur une colline factice à l'abri de la montée des eaux du lac Nasser lors de la construction du barrage d'Assouan. Le sauvetage d'Abou Simbel représente pour l'Archéologie la mise en place de mesures décrétées par l' UNESCO et qui a fait reconnaître à plusieurs pays l'importance de préserver le patrimoine mondial.
Grand temple Sur la colline de Méha, le grand temple est dédié à Ramsès et aux trois grands dieux Amon, Rê et Ptah. À l'entrée, on trouve quatre colosses de Ramsès assis, dont un qui se serait cassé peu après sa construction. Le pronaos est flanqué de huit piliers osiriaques de dix mètres aux traits de Ramsès.
Le petit temple Construit en hommage à Néfertari, l'épouse bien-aimée de Ramsès II, le petit temple a été creusé dans un second mamelon rocheux que les égyptiens nommaient Ibshek et qui devait déjà recevoir un culte à Hathor puisque cette divinité est déjà citée dans divers sanctuaires nubiens de la XVIIIe dynastie. Quoi qu'il en soit, c'est Ramsès II qui transforme les lieux en un véritable temple rupestre à l'instar du grand temple de Méha et le dédie à la divinité de l'amour à laquelle son épouse préférée finit par s'identifier.
Celle-ci reçoit en effet le privilège rare d'être représentée officiant devant les divinités sur les reliefs du sanctuaire, faisant notamment l'offrande de la Maât, rôle normalement dévolu à Pharaon seul. Elle est également figurée sur la façade du temple sous la forme de deux colosses encadrés par son royal époux répété, lui, quatre fois. Elle porte la couronne à cornes et hautes plumes de la déesse Sothis, personnification de l'étoile Sirius qui jouait un rôle essentiel dans le retour de la crue annuelle. Plus de photos =>> |